Immobile

C’est d’abord une histoire tragique et ordinaire. Elles sont deux amies, deux amantes qui s’échappent de chez elles pour quelques jours de vacances.

La tête d’Anna a cogné un rocher et la vie ordinaire, d’un coup, s’est arrêtée. Anna ne marchera plus, Anna ne bougera plus, Anna ne parlera plus. Jamais.

C’est ensuite le récit des quelques jours qui suivent l’accident. La jeune femme qui parle est la soeur de la compagne d’Anna. (…).

Ce roman éblouissant est construit sur trois thèmes : le récit fait par la narratrice de ces quelques jours d’horreur racontés avec une simplicité et une précision bouleversantes, les passages du livre que la narratrice et sa soeur lisent à la jeune femme paralysée et les pensées de la gisante traitées comme des flashes d’une lucidité insupportable.

Une saison morte

Seule après le décès de son père, K se heurte à l’implacable réalité du quotidien. Refusant les compromis, c’est auprès des femmes qui croisent sa route qu’elle cherche à apaiser sa révolte.

Mais entre amour et amitié, K oscille, son corps vacille.

Qui de H ou de Lilas parviendra à interrompre son errance ?

Malice

Victime d’une passion naissante pour la mystérieuse Barbara, Alice, amoureuse, déprimée, coquine, passionnée, jalouse ou drôle, se cherche sous l’œil critique et amusé de ses amis.

Journal de Suzanne

A travers ce « journal », qui est d’abord le remarquable portrait d’une femme qui a choisi de vivre pleinement son homosexualité, les lecteurs du premier roman d’Hélène de Monferrand retrouveront avec plaisir les thèmes et les personnages des « Amies d’Héloïse ».

Bien qu’il gagne à être lu dans la foulée du précédent, Journal de Suzanne forme néanmoins un récit autonome qui peut être lu seul.

Puisque nous sommes vivants (Olivia Rosenthal)

Cela a dû commencer par de petites contrariétés, puis grandir jusqu’à emplir chaque jour d’angoisses de plus en plus fortes et finir par se développer en une pesanteur énorme ou bien un abysse vertigineux, de sorte qu’elle ne sentait plus le sol sous ses pieds. Voilà peut-être comment est né le livre d’Olivia Rosenthal.

Un besoin inextinguible de hurler sur le papier ses souffrances. Mais avec le recul nécessaire à l’autodérision.

Imaginez une simple lésion de la glande pinéale ou épiphyse si vous préférez le grec au latin. Dans tous les cas, un dérèglement glandulaire si proche du cerveau qu’il risque de transformer l’héroïne en un être sans passions, sans colères, sans rien de ce qui fait tout le sel de la vie, en un mot un légume.

Après consultation de la science et du bistouri, prônant l’ablation radicale, l’héroïne décide alors de soigner elle-même sa pathologie. Se vider de tous les excès de contrariétés, de contraintes et d’insatisfactions qui ont pu entraîner ses mauvaises sécrétions glandulaires.

Une aventure amoureuse avec une autre femme, un mari trop bon qui a disparu, mais cela n’est pas si simple. Il y a toujours une envie, une faiblesse ou la sonnerie du téléphone qui vous ramène au réel.