Le Silence interdit
Geneviève Langlois fait partie de ces personnes que Dieu, un jour, a appelées. Enfance difficile, exposée, marginalisation dans l’homosexualité, lente remontée volontaire aidée par la psychothérapie ; puis, enfin, le mariage, des enfants.
L’histoire de Geneviève aurait pu s’arrêter là, banale, si Dieu ne s’en était mêlé. Dieu et la maladie. Etrange moment où une vie inverse une nouvelle fois son cours pour prendre son élan vrai, et sa mesure.
L’étonnant chez Geneviève Langlois, c’est l’alliance harmonieuse du bon sens le plus enraciné et de la spiritualité la plus vive. Pas de séparation chez elle entre la vie concrète, quotidienne, et la prière ou la mystique.
Cela lui donne d’ailleurs une lucidité aiguë sur l’Eglise et les divers mouvements qui la traversent, mais aussi, bien sûr, sur ce fait de société qu’elle a vécu de l’intérieur : l’homosexualité.
Sans moralisme mais sans concession, elle remet debout des vérités qui marchaient sur la tête. Elle le fait simplement, de façon désarmante, avec courage et humour.

