Dans le brasier qui se consume dans mon ventre quand elle apparaît, quand elle me touche, il y a l’envie de me comprendre, de me trouver et de me vivre. Il fallait que j’existe dans ses yeux et contre ses phalanges pour me sentir vivante. Il fallait que cette expérience éclabousse mes cahiers pour que je me (re)connaisse : je rencontrais C. et les mots se sont alignés noircissant des pages entières d’elle. La réalité me rattrapait mais ne m’étouffait pas. Je flirtais délibérément avec l’intime conviction de ma création.
Aujourd’hui, il y a ces feuillets et cette inaltérable force qui me pousse à lutter contre les entraves quotidiennes de l’Existence. « Pour ne pas recommencer indéfiniment ces heures qui ne mènent nulle part », j’ai fait vœu de ne jamais perdre de vue le doux et noble horizon d’être moi-même.
Je tu(e) elle
12 février 2009
Lez Attitude 
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