| La
lesbian and gay pride
est une manifestation qui prône la tolérance
et l'égalité pour tous les homosexuels,
bisexuels et transsexuels. L'expression Gay
Pride signifie "Fierté
Homosexuelle", d'où le nom "Marche
des Fiertés" en France. Pour faire
mentir l'adage qui prétend que pour
vivre heureux il faut vivre caché,
les participants des diverses manifestations
« Gay Pride »
affichent sans complexe leurs orientations
sexuelles.
Dans la plupart des grandes villes françaises,
la Gay pride se déroule
tous les ans au cours du mois de mai ou
de juin, pour rappeler les émeutes
du Stonewall dans la Christopher Street
à New York qui se tinrent le 28 juin
1969 et qui sont célébrées
dans le monde sous le nom du Christopher
Street Day (CSD) ou Gay Pride.
La Marche des Fiertés
parisienne est chaque année organisée
par L'Interassociative Lesbienne, Gaie,
Bi et Trans (INTER-LGBT).
DATES GAY PRIDE
2008 - CALENDRIER :
Angers 17 mai 2008
Biarritz 21 juin 2008
Bordeaux 5 juillet 2008
Caen 31 mai 2008
Lille 7 juin 2008
Lyon 14 juin 2008
Marseille 5 juillet 2008
Metz 7 juin 2008
Montpellier 7 juin 2008
Nantes 31 mai 2008
Paris 28 juin 2008
Rennes 14 juin 2008
Strasbourg 14 juin 2008
Toulouse 14 juin 2008
Tours 24 mai 2008
D'autres dates, en attente
de confirmation, seront ajoutées
prochainement.
Une
date à ajouter ?
Gay Pride en France
Histoire
La première Gay Pride
en France a eu lieu dans les années
1980 (après la dépénalisation
de l'homosexualité par François
Mitterrand).
Création en février 1991
de l'association Gay Pride.
En 1993, des gay prides
sont organisées à Marseille,
Nantes, Rennes, Toulouse et Montpellier.
La première "Lesbian
& Gay Pride" a lieu
à Rennes en 1994 (et non plus simplement
"Gay Pride").
Suite à un problème de nom
déposé, elle a été
renommée depuis peu «
Marche des Fiertés Lesbiennes,
Gaies, Bi et Trans ». La
Marche des Fiertés parisienne
est chaque année organisée
par L'Interassociative Lesbienne, Gaie,
Bi et Trans (INTER-LGBT).
Des débuts hésitants
En France, la première marche a
lieu en mai 1971 alors que les homosexuels
sinvitent au traditionnel défilé
des syndicats du 1er mai, malgré
l'opposition de la CGT pour laquelle c'est
une « tradition étrangère
à la classe ouvrière »
(Martel, p33). C'est cette même année
qu'est créé le Front homosexuel
d'action révolutionnaire (FHAR),
renommé en 1974 Groupe de Libération
Homosexuelle (GLH). Jusquen 1978,
les homosexuels participent chaque année
à ce défilé.
Le 25 juin 1977 est organisée à
Paris la première manifestation homosexuelle
indépendante, de la place de la République
à la place des Fêtes, à
l'appel du Mouvement de libération
des femmes (MLF) et du GLH. Il y a à
nouveau des manifestations en 1979 et en
1980 à lappel du Comité
dUrgence Anti-Répression Homosexuelle
(CUARH), contre "les discriminations
anti-homosexuelles", avec à
chaque fois environ un millier de manifestants.
La première marche
C'est à partir du 4 avril 1981 que
l'on considère qu'a eu lieu la première
véritable marche : 10 000 personnes
manifestent à lappel du CUARH,
et le candidat à lélection
présidentielle François Mitterrand
sengage, quelques jours après
cette manifestation, à dépénaliser
lhomosexualité en France, engagement
qu'il honorera l'année suivante.
La chute de motivation des années
80
Mais dès l'année suivante,
la ferveur retombe et seuls 8000 manifestants
sont comptabilisés. S'enchaînent
alors des manifestations essentiellement
festives et commerciales, sans revendications
politiques majeures. Chaque année,
le mobilisation diminue, pour n'atteindre
que quelques milliers de manifestants de
1986 à 1990. Une année fera
exception quant à l'engagement politique
: en 1987 en effet, Jean-Marie Le Pen qui
vient d'avoir une position discriminatoire
envers les séropositifs en proposant
l'instauration de sidatorium est brocardé
par la manifestation qui exceptionnellement
dans ces années là arrive
à trouver un mot d'ordre politique
pertinent. Les menaces d'interdiction pesant
sur la revue Gai Pied renforceront encore
la tournure politique de cette manifestation.
C'est également un des premiers défilé
dans laquelle la lutte contre le SIDA joue
un rôle : l'association Vaincre le
SIDA y participe, et l'on peut y entendre
des slogans comme « Nous avons été
les premiers atteints et nous serons les
premiers à mourir »
Le renouveau des années 90
En 1991, après une année
1990 qui n'avait vu que 1500 manifestants
défiler dans les rues de Paris, le
collectif "Gay Pride" est formé.
Réuni autour d'associations, de commerces
et de journaux, son objectif est de redynamiser
la manifestation. 6000 personnes sont alors
comptabilisées place de la Bastille,
puis 5000 autres en 1992 alors que la pluie
est de la partie.
En 1993, la mobilisation atteint de nouveau
le niveau de 1981. 10 000 manifestants défilent
contre le SIDA et pour le projet de contrat
de Solidarité (le contrat d'union
civile).
1994 voit l'arrivée des défilés
en province : alors qu'un rassemblement
a lieu à Tours contre le maire de
l'époque, Jean Royer, qualifié
d'homophobe, Rennes et Marseille connaissent
leur première marche. On parle alors
de "Lesbian & Gay Pride" et
plus uniquement de "Gay Pride".
À Paris, Act-Up participe activement
à la manifestation avec son slogan
« silence=mort ». C'est en effet
l'année charnière de la Gay
Pride de Paris. Comme il faut à la
fois répondre aux attentes des anciens
militants, dont beaucoup sont morts, et
satisfaire la jeunesse qui s'attend surtout
à des festivités, un savant
mélange doit être trouvé,
ce que le collectif parvient bien à
faire à partir de cette année
là.
1995 est clairement un tournant dans l'histoire
de la Marche des fiertés : de nouvelles
villes de Province accueillent une marche
(Toulouse, Nantes et Montpellier), la marche
parisienne remporte un vif succès
avec 80 000 manifestants et la couverture
médiatique commence à être
importante. Avec une lutte contre le SIDA
plus forte que jamais, les homosexuels commencent
à construire une véritable
communauté, à l'image de ce
qui peut se faire au Royaume-Uni ou aux
Pays-Bas depuis des années[4]. C'est
en 1995 toujours qu'est fondé le
collectif Interpride France, permettant
de coordonner les défilés
des différentes villes de France.
En 1996, d'autres villes de Province organisent
leur défilé. À Paris,
120 000 personnes défilent puis sont
invitées à la soirée
officielle ayant lieu à Bercy. Celle-ci
est un désastre financier : l'association
Lesbian and Gay Pride de Paris est déficitaire
de plus d'un million de francs (environ
150 000 €). Il est alors décidé
une séparation entre la marche, gérée
par la société SOFIGED et
les autres manifestations gérées
par l'association lesbian and gay Pride
de Paris.
En 1997, Paris accueille l'EuroPride :
250 000 personnes de l'Europe entière
défilent jusqu'à la place
de la Bastille.
Après une "faible" affluence
en 1998 (120 000 manifestants), probablement
liée au téléscopage
avec la tenue de la Coupe du Monde de football,
la marche de 1999 mobilise : on est alors
en plein débat sur le Pacte Civil
de Solidarité (PACS). Les finances
de l'association Lesbian and Gay Pride de
Paris sont néanmoins dans le rouge,
comme les deux années précédentes.
L'association est alors dissoute et c'est
alors une entreprise, la SOGIFED, qui prend
en charge l'intégralité de
la manifestation. Elle dépose alors
les noms de "Gay Pride" et "Lesbian
& Gay Pride".
Années 2000 : l'affluence continue
En 2001, une nouvelle association pour
gérer le défilé parisien
voit le jour : il s'agit de l'Interassociative
lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT).
Le nom "Lesbian & Gay Pride"
étant désormais déposé,
la marche s'intitule alors "Marche
des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi
et Trans".
De 2002 à 2006, les marches réunissent
de plus en plus de monde. De nombreuses
villes de Province proposent des défilés
et/ou des activités fin juin-début
juillet, et le défilé parisien
grossi jusqu'à atteindre environ
800 000 personnes en 2006.
(Source : Wikipedia,
licence GFDL)
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